Olivier Jonvaux

BIOGRAPHIE

Olivier Jonvaux est né en 1986 à Strasbourg. Son parcours commence à l’ENSAD (École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) de Strasbourg puis à l’ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts) de Lyon où il suivra ses cinq années d’études. Il participe à l’exposition Travaux en cours au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne en 2009. Diplômé en 2011, il expose à la Biennale de Mulhouse en 2012, et participe aux résidences Astérides de Marseille. Ces recherches sont notamment exposées au cours d’expositions à HLM (Hors-Les-Murs) Marseille, au Bazaar Compatible Program à Shanghai, ou encore au Palais de Tokyo. En 2013, il intègre les collections de multiples d’Astérides, et expose au salon dédié à Art-O-Rama, Marseille. En 2015, il réside au Kulturbunker à Francfort avec le partenariat du CEAAC (Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines) à Strasbourg et monte sa première exposition personnelle dans sa ville natale. En 2016, ses pièces sont exposées à Basis Francfort, au Séchoir à Mulhouse ou à la galerie Thaddaeus Ropac à Pantin et reçoit l’aide individuelle à la création de la DRAC (Direction Régionale des affaires culturelles) Île-de-France. Il vit et travaille à Saint-Ouen (93) et Colroy-la-Roche (67).

STATEMENT
Olivier Jonvaux développe son travail principalement en sculpture et plus récemment, à partir d’outils de modélisations 3D. Cette relation aux formes, de l’argile séchée à des modélisations numériques avancées, lui permet de mettre en évidence la maïeutique des objets, de leur naissance à leur disparition.
En prenant en compte leur contingence de production, et l’environnement qui les entoure, ces travaux se développent à partir d’expériences quotidiennes et rendent compte, à travers la genèse des objets, d’une circulation des signes et des formes. Ces mouvements se reflètent dans la répétition des gestes ou des phénomènes d’apparitions successifs : matière invisible, sensation de déjà vu, pensées ou histoires sont traitées non pas comme sujet, mais comme moyen de production à part entière. Des sujets aussi anodins qu’un sac à dos, un porte-parapluies ou le chat de sa voisine subissent la contrepartie de leur banalité par une dynamique du mouvement. Le travail devient le catalyseur d’une réaction en chaîne, où l’expérience du vécu sert de moteur au détournement des systèmes de représentation. Sa démarche s’inscrit à la frontière de l’art et du design expérimental, dans une poésie du langage où la sémantique et l’identité sont rejouées à chaque occasion.

PROJET À MAINS D’ŒUVRES

  • Recherche artistique : approfondir un travail de modélisation 3D amorcé en 2015 pour y développer des projets de différentes natures. Il en sera une extension tout en en cristallisant les enjeux, notamment par la mise en place hétéroclite de formes et relation numériques d’après un inventaire quotidien de formes.
  • Création numérique : tisser des liens avec le pôle d’activité CRASlab (libre accès aux ateliers, participation aux différents événements et rencontres avec les résidents art numérique)
  • Diffusion : un projet sera diffusé dans le cadre de la fête d’anniversaire multi-espaces et pluridisciplinaire, dont la thématique est cette année « jungle numérique » - samedi 10 décembre 2016