
En résidence longue depuis janvier 2007
Nathalie Collantes a commencé à chorégraphier alors qu’elle était étudiante, au sein du Groupe chorégraphique de la Sorbonne et de l’Atelier de la Danse. Elle a été interprète pour Suzon Holzer, Jacqueline Robinson, Fabrice Dugied, Nadège MacLeay. Elle intègre ensuite la compagnie Christine Gérard et Daniel Dobbels, puis celle d’Odile Duboc. Elle fonde sa propre compagnie, Fanfare Blême, en 1992 et signe depuis de nombreuses chorégraphies dans lesquelles l’image vidéo est souvent partie prenante de la scénographie.
Elle arrive en résidence longue à Mains d’Œuvres à partir de janvier 2007 pour La Logique du sujet , projet en trois phases dont la première, Vertus, a été accueillie en novembre 2006. Nous accueillons également le projet « Une danseuse dans la bibliothèque », qui se veut une première rencontre pour les enfants de 7-10 ans avec la danse et un auteur de livres pour enfants sur la danse (Nathalie Collantès a écrit deux ouvrages pour les enfants sur la danse « On danse » et « J’ai 10 orteils »). Ce projet sera accueilli dans des bibliothèques sur tout le territoire du département 93.
En 2010, elle présentera Mode d’emploi , dernier volet de sa trilogie, qui traite de la question de l’intelligibilité de "la" danse. La fonction du mode d’emploi ou de la notice d’utilisation est une forme de traduction. C’est dire dans un langage réputé accessible au plus grand nombre, la manière d’utiliser, de prendre possession d’un objet. La danse est souvent perçue comme une langue étrangère, et nous sommes sans cesse confrontés à l’incompréhension des publics quel que soit le pays. Mais peut-on traduire la danse ? Et qu’est-ce que traduire si ce n’est rendre intelligible quelque chose d’incompréhensible, d’inconnu ? Se liera ici la question du sens des actions à celui des mots, et du sens des langages au sens commun. Ce faisant, ce n’est pas tant la langue que nous traduirons que la danse elle-même. Car si nous sommes toujours « l’étranger » de quelqu’un, de quoi la danse peut-elle être l’étrangère, et paradoxalement d’où tient-elle sa réputation d’être universelle ? Enfin le mutisme de la danse n’est-il pas un leurre ? MODE D’EMPLOI est un projet chorégraphique qui interroge la fameuse inaccessibilité de l’art.
Contact :
fanfarebleme(at)free.fr







