Das Plateau

Collectif scénique transdisciplinaire. En résidence depuis novembre 2007.

Das Plateau, collectif scénique transdisciplinaire, a été créé en 2004 et réunit quatre artistes :Jacques Albert, Céleste Germe, Maëlys Ricordeau, Jacob Stambach : auteur / danseur, architecte, comédienne et auteur compositeur.

Das Plateau développe un travail de recherche à la fois scénique et théorique et propose des formes hybrides qui confrontent théâtre, performance, musique live et danse contemporaine. Au cours de la saison 2007 / 2008, le collectif engage un travail de laboratoire expérimental à travers la création de plusieurs petites formes scéniques. S.H.O.N., Grand Débutant (créés en décembre 2007), Le cri de Jean (créé en avril 2008) et Umi no yeah !! Paris (créé en mai 2008) sont les quatre premières de ces propositions, conçues comme les parties autonomes d’un système cumulatif. En octobre 2008, Das Plateau créera Martine à Mains d’OEuvres. Le collectif présentera également dans le cadre du festival Actoral, une mise en chantier du texte de Jacques Albert, Sig Sauer Pro, le 2 octobre 2008 à Montévidéo (Marseille) et le 16 octobre 2008 au Théâtre National de la Colline (Paris).

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Das Plateau envisage la matérialité de la scène pour elle-même, non comme simple support de sens, mais pour ses qualités premières et sensorielles. Ce qui est mis en jeu n’est pas seulement le sens des choses, mais aussi leur pouvoir. Dans une société en grande partie gouvernée par les médias, l’immédiateté du théâtre apparaît aujourd’hui comme la possibilité d’une résistance. Explorer les rapports qu’entretiennent présence et représentation, narration et abstraction, à la fois en termes de sens, de structure et de forme guide notre travail. Nous cherchons à éloigner toute idée de décor pour convoquer la notion d’espace et la matérialité qui, seule, peut le constituer. Tous les éléments présents sur le plateau étant envisagés avec la même importance, la structure scénique, habituellement fondée sur la répartition hiérarchisée entre le principal et l’accessoire, s’écroule pour donner lieu à un nouveau système de composition. Le texte prend place dans ce système non comme une origine mais comme un élément, une couche sensible qui sera superposée aux autres, corps, lumières, temporalités, matière et structures sonores.

Voir MARTINE, CREATION LE 10 OCTOBRE 2008 à MAINS d’ŒUVRES