L’Insurrection de la Chair

L’appel de la chair de l’autre. Suivi de…rien. L’impatience du choc.
Ce que l’on trouve est ce qu’on l’on cherche.
Nous sommes un noyau d’expérience en l’absence de censure esthétique. La « métaphysique de la chair » est l’étau du projet. Dansons pour peut-être être vus.

L’ÉQUIPE
L’insurrection de la chair est une co-création. Réunis sur ce projet par la conviction intime que nous lui portons, nous avons dès le départ fonctionné en synergie : la lumière, le son, la scénographie, le mouvement sont sur un même pied d’égalité, ce qui reflète l’horizontalité régnant entre nous. L’énergie est tournée vers le projet et non vers un chorégraphe. Ce projet est donc porté par :
Maxence Andrianoff, concepteur lumière
Simon Arson, danseur et co-concepteur
Marie Barriol, danseuse et co-conceptrice
Eloi Coqueret, danseur et co-concepteur
Clémence Dieny, danseuse et co-conceptrice
Louis Gillard, concepteur
Baptiste Lagrave, concepteur sonore
Isaure Leduc, danseuse et co-conceptrice
Enzo Pauchet, danseur et co-concepteur
Lola Potiron, danseuse et co-conceptrice
Raoul Riva, danseur et co-concepteur,
Jérémy Vigouroux, créateur mapping
Assia Zauberman, regard extérieur

PROJET DÉVELOPPÉ A MAINS D’ŒUVRES
La Compagnie développe une création chorégraphique autour du Pogo, appelée L’Insurrection de la Chair.
L’Insurrection de la Chair est une mise en espace de mouvement corporel fondée sur La métaphysique de la chair de Domitie de Lamberterie et À nos amis du Comité Invisible. Le corps, matière organique et sensible, y est stimulé par la sensation dans les autres, par les autres et à travers soi.

L’architecture dramaturgique de la pièce se développe comme une cosmogénèse à travers laquelle la violence positive du pogo se génère. La première étape, micro, s’appuie sur la danse Pogo comme générateur de mouvement. Le Pogo est un système non hiérarchisé où le déséquilibre personnel est nécessaire pour atteindre l’équilibre global via des interactions de corps à corps. Une étude du Laboratory of Atomic and Solid State Physics sur le Pogo observe les similitudes entre la vitesse d’interaction des atomes à l’état gazeux et celles des Pogueurs. Cette étude rend tangible le possible ordre naturel indicible d’un système visiblement anarchique, ce qui de ce fait questionne l’ordre imposé par ces systèmes. À travers le Pogo, le droit de gérer la violence par le pouvoir étatique est remis en question.

La seconde étape de la pièce se base sur la construction et la déconstruction des jeux et enjeux de pouvoir et leur intrinsèque vanité. Sans s’y confondre, cette étape emprunte le mythe de Sisyphe comme signifié du mouvement.

La troisième phase est l’élévation de cette condition, macro, par le concept de « communalité ». Cette phase invite les personnes assises dans l’espace à venir sentir sur l’espace scénique un Pogo.

La Compagnie est en résidence de création à Mains d’Œuvres pour 7 mois de novembre 2018 à mai 2019.