Sarah Fdili Alaoui

Sarah Fdili Alaoui

Depuis bientôt 10 ans, Sarah Fdili Alaoui mêle recherche et création autour du design d’interaction, de la danse et de la chorégraphie. Ses expérimentations et sa réflexion portent sur le processus de création, la technologie et l’expérience des danseurs et du public.

Chorégraphe, danseuse, analyste du mouvement Laban, et maitresse de conférence en design d’interaction et interaction homme-machine à l’université Paris Saclay, elle est une sorte de couteau-suisse dans son domaine.

Elle a participé à de nombreux projets artistiques et scientifiques, collaboré avec des danseurs, des artistes visuels, des informaticiens et des concepteurs ; et cela pour créer des spectacles de danse interactifs, des installations interactives, ainsi que des systèmes pour soutenir la chorégraphie et l’apprentissage et la documentation de la danse.

En créant des performances qui utilisent des technologies numériques, Sarah peut observer et réfléchir de manière critique sur le processus de création, sur la technologie et sur l’expérience des danseurs et du public.

Au-delà d’un intérêt créatif personnel, ma pratique artistique est un champ de recherche expérimentale où j’imagine, développe et expérimente avec le corps et avec ou pour des interventions technologiques.

Le projet LivingArchive

Dans le projet LivingArchive Sarah a entamé un long processus de collaboration avec des communautés de danseur.ses sur la notion d’archivisme (un mélange d’archive et d’activisme).

Soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche, l’idée du projet est de co-concevoir des systèmes interactifs accessibles qui permettent aux practitien.nes de documenter facilement leur danse en utilisant leurs propres méthodes et en mettant en valeur leur propres voix et leur perspective à la première personne.

C’est donc un projet engagé car il remet au centre la voix des practitien.nes eux.elles mêmes.

La méthodologie de Sarah se basse sur un engagement à long terme dans le travail de terrain et la collaboration.

À travers ce projet, elle collabore avec des femmes de la diaspora nord-africaine à Saint Ouen, qui pratiquent la danse orientale ou encore les danses du moyen Atlas. Originaire du Maroc, ce projet est primordial pour elle car il a pour enjeu de contrer l’invisibilisation de ces practicien.nes.

L’oeuvre chorégraphique, VINTAGE

Dans sa récente œuvre chorégraphique, VINTAGE, produite à Aarhus au Danemark en collaboration avec Annika Kompart à la Performing Art Platform, elle explore comment la danse peut être partagée, prêtée, empruntée et recyclée.

Ce 17 juillet, Sarah a invité les performeurs Lou Viallon et Sehyoung Lee pour déployer avec elle le processus développé à Aarhus dans le cadre d’une performance grand public à Mains d’Œuvre.

Les objectifs de sa résidence

Sarah aimerait aller à la rencontre des femmes de la diaspora nord-africaine et investir Mains d’Œuvres afin d’y avoir un espace pour visibiliser leur pratique.

L’idée du projet est de mettre en place un ensemble d’atelier de danse avec les femmes de la diaspora nord-africaine.

J’aimerais pouvoir créer avec elles des podcasts, des vidéos documentaires ainsi que des spectacles qui seraient à direction d’un plus large public.