Marion UGUEN - Cie Dupont / d

BIOGRAPHIE
A l’issue de la formation professionnelle "danseur contemporain : perfectionnement" au CDC de Toulouse en 2005, Marion Uguen développe un travail de recherche lors de résidences au Point Ephémère (Paris), Bains connective (Bruxelles) ainsi qu’au Générateur (Gentilly). En 2007, elle est interprète dans Mon fantôme écrit et mis en scène par Pascal Rambert . En 2010, elle crée la pièce Ceci n’est pas du ping-pong, jouée lors du festival international C’est de la Danse Contemporaine du CDC Toulouse. Du mouvement à l’image-mouvement, Marion Uguen aborde également l’audiovisuel par le biais d’actions filmées, de captations urbaines et de réalisations vidéos. En 2012/2013, Marion Uguen participe à la session de la formation professionnelle Transforme à l’Abbaye de Royaumont.

L’artiste s’intéresse au mouvement. Le mouvement dansé mais aussi le mouvement de la parole, le mouvement des objets. De ce fait, les projets de la compagnie sont généralement pluridisciplinaires, mêlant la danse, l’objet et le langage.
La dimension ludique est importante dans le travail de Marion Uguen :
L’usage de la répétition, un répétitif toujours différent, où l’accident est source de création et permet de rebondir, de dériver.
Le détournement : détournement du vêtement dans Un jardin à la française, détournement du ping-pong dans Ceci n’est pas du ping-pong, du langage dans Exercitare.
Le recyclage : recycler les objets, les sons, les gestes du quotidien avec l’idée que tout est déjà là et qu’il suffit de déplacer son regard, son attention pour devenir créatif.

L’INFO INSOLITE
Improvise poétiquement sur des syllabes répétitives et transforme la mélodie de la parole.

PROJETS DÉVELOPPÉS À MAINS D’ŒUVRES

Exercitare n’est pas le titre d’un projet, c’est le nom d’une pratique. Une pratique d’improvisation dansée et parlée. Depuis 2013, Marion Uguen développe cette pratique au travers de résidences de recherche. Très vite, elle a considéré que ces improvisations n’étaient pas des répétitions en vue d’une formalisation dans une « oeuvre », mais plutôt une pratique de longue haleine, une matrice pour le travail du corps, de la voix, de leur chant commun. Elle est à la recherche d’un type de performativité singulière, mêlant théâtre, danse et littérature, dans leurs alliances artistiques plutôt que dans leurs découpages disciplinaires. Il s’agit maintenant d’approfondir les ressorts de l’improvisation parlée et dansée, de développer les ressources poétiques et dramaturgiques de cette pratique en intégrant le travail de collaborateurs et en intégrant du public.

Un temps public pour échanger sur cette première matière brute a eu lieu le 8 décembre 2014 à Mains d’Œuvres dans le cadre des Nourritures Sensibles.


• Prévu pour le printemps 2016, L’enfant phare est un récit. L’enfant phare est un récit et c’est aussi une danse.
Une danse qui est aussi du son. Du son qui accompagne la danse qui accompagne le son.
Une boucle. Une boucle dansée. Une boucle parlée. Une boucle qui évolue en même temps que le personnage du récit, suivant les déviations, le périple de l’enfant phare.
Alors ce sera tout cela à la fois.
Un conte : l’odyssée de l’enfant phare. L’enfant phare randonne.
Une comptine : boucles, accumulations, onomatopées, citations comptines préexistantes.
Un compte : une danse, un travail rythmique de la langue et du geste.