Last Night

Si la nuit dernière était un groupe, elle serait sombre et violente, constellée de tessons de bouteilles, avec un gros trou noir sur la fin. Last Night, survivants miraculeux des pires gangs de Paris (Fix-it, Jetsex,Cavaliers), venus enfoncer un power punk bas-du-front dans le crâne des traîtres. Avec leur gueule à arrêter les montres, ils s’assureront que leur concert soit votre dernière nuit.

Qui voudrait choisir entre les Ramones et les Sex Pistols, entre Crass et Crisis ? Qui aurait envie de vivre dans un monde où il faudrait choisir ?
Last Night ne le fait pas, d’ailleurs, le choix. Il navigue de ça, de là, empruntant d’un côté l’énergie adolescente du Punk Rock et de l’autre la morosité et la tristesse du Post Punk pour en proposer une version au goût du jour, tous claviers dehors. Et puisque Last Night, on l’a dit, ne sait pas choisir, il n’hésite pas à se resservir grassement. Il plonge ses guitares dans le Deathrock, son chant dans le Garage à tendance moderne (pensez à The Obits, Hot Snakes, Jay Reatard) et sa rythmique martèle les tympans déjà engourdis de Joy Division et des premiers Killing Joke.

Plus concrètement, Last Night ce sont trois albums, un éponyme (2013), un nommé "Friendly Fires" (2017) et enfin le petite dernier né en 2019, baptisé "Negative 384 440". Ce sont aussi des résidents que l’équipe de Mains D’Oeuvres accueille et accompagne avec grand plaisir et, si nous voulions favoriser les luttes fratricides, nous pourrions même avouer que nous espérons qu’ils attireront bientôt autant l’attention que Frustration, leurs frères de studio.