Projection du film « Tres estrellas »

Elsa & Johanna

Sam. 02 Mars 2019 — 19h00
DISCIPLINE : Arts visuels
FORMAT : Projection, Rencontre
ESPACE : Star trek
TARIF : Entrée libre

Dans le cadre de l’exposition personnelle du duo d’artistes Elsa & Johanna, une session de projections aura lieu le samedi 2 mars à 19h. On projettera 3 fois consécutives le moyen-métrage « Tres Estrellas » 💃 (2018, 42 minutes)

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

* Première séance : de 19h à 19h45
* Deuxième séance : de 20h à 20h45
* Troisième séance : de 21h à 21h45

L’exposition « ROSARIUM – C’EST LE SOLEIL QUI FINIRA PAR NOUS PERDRE » reste ouverte jusqu’au 24 mars 2019. Du mercredi au dimanche, de 14h à 19h


« Tres Estrellas »

Synopsis
Vega Rio de Palmas, un petit village perdu au bout du bout de tout, au sud d’une île espagnole, où il ne se passe jamais rien. Pas grand-chose pour se distraire pour les deux jeunes du village Luis et Chico qui vivent là avec pour seule compagnie leurs parents et leurs troupeaux de chèvres. L’arrivée inattendue dans ce lieu perdu d’une veuve mystérieuse accompagnée de ses deux filles va bouleverser leur vie. Ils ne savent rien d’elles et sont beaucoup trop sauvages pour oser les aborder. Pourtant, ils en tombent fous amoureux tous les deux, chacun à sa manière : Luis aime les trois et Chico aime Lola. Les observer à longueur de journée nourrit leurs fantasmes adolescents à la fois heureux et désenchantés.

Réalisé en 2018 par Elsa & Johanna
Avec : Johanna Sephora Benaïnous, Elsa Parra & Dominique Rivard
Voix-off écrite par Bernadette Parra
Avec les voix de Pablo Moll De Alba, Pol Boixaderas Magaña & Elisa Iglesias
Co-production : Fury.tv, Mains d’Œuvres & Pavillon Blanc
Avec le soutien de Hervé Roussel
Musique Originale : Paul Abirached & Théo Cormier
Mixage Son : Pierre Morallet
Musique additionnelle Originale : Breno Virícimo, Pablo Martínez, Refael Mirila & Jean-Jacques Rojer
Mixage son : Jonas David Kröper
Sound design : Thibault Csukonyi
Mixage : Thibault Csukonyi & Nicolas Martigne
Mastering et sous-titrage : Thomas S Flosch
Recherches graphiques : Verene & Victor Rouve
Traductions : Pablo Moll De Alba, Nina Ba Bla Bla & Elisa Iglesias


Jeux de miroirs
Des couleurs chaudes, une fin d’été, des notes espagnoles, une poussière et un soleil accablants façonnent une histoire, celle des cinq protagonistes du moyen métrage « Tres Estrellas » (2018). Ils évoluent dans un décor épuré, fait de ruelles désertes et de vastes étendues ombragées parcourues par un léger souffle faisant cap sur l’horizon. Il ne se passe rien dans ce village perdu de Vega Rio de Palmas, sur l’île de Fuerteventura. Alors que débarquent deux jeunes femmes, accompagnées de leur mère, les deux adolescents, Luis et Chico, succombent au charme des trois étrangères. Les contrastes entre l’ombre et la lumière marquent les séances filmées à la manière d’un huis clos, où les espaces semblent contraints par un cadre qui englobe. Un récit, écrit a posteriori par Bernadette Parra, devient les trois voix-off du film, celles des deux garçons et de la mère des jeunes femmes. Tour à tour ces voix espagnoles nous plongent dans les pensées de Luis, Chico et Dolorès qui portent chacun un regard singulier sur Lola et Rosanna. Il s’agit plus ici d’une d’histoire de passion que d’amour impossible. Les deux garçons, amis d’enfance et fils de chevriers, sont issus d’un milieu populaire dont il ne peuvent s’extirper. Les deux sœurs, elles, semblent avoir atterri dans ce village désertique contre leur gré, sous l’oeil attentif et protecteur de leur mère. Luis et Chico tombent alors éperdument amoureux de ces trois étoiles qui deviennent littéralement les héroïnes de leurs pensées. Le temps reste figé, à cette heure adolescente, fixée sur l’heure de midi, au creux de cet été ressemblant de plus en plus à un lointain souvenir à la fois heureux et désenchanté. Leur restera bientôt un sentiment chaud et jaunis. L’ennui emporte tout et seul le soleil reste, ce soleil qui finira par les perdre.

Texte d’Ann Stouvenel, commissaire de l’exposition « Rosarium – C’est le soleil qui finira par nous perdre »